Mondiaux : gros record suisse pour Schlumpf (13e), Wanders (21e) et Abraham (51e) déçus RÉSUMÉ ET INTERVIEWS | Radieuse, la Zurichoise Fabienne Schlumpf (TG Hütten) se classe brillante 13e aux Mondiaux de semi-marathon à Gdynia en Pologne. En 1h08"38, elle pulvérise son propre RECORD SUISSE de la spécialité. Le détenteur du record d’Europe Julien Wanders (Stade Genève) et le champion d’Europe Tadesse Abraham (LC Uster) doivent se contenter des 21e et 51e places en 1h00'46 et 1h02'46. Peres Jepchirchir (KEN) et Jacob Kiplimo (UGA) sont les nouveaux champions du monde en 1h05’16 (RECORD DU MONDE women-only) et 58’49 (record des championnats).

Samedi, à Gdynia, sur la côte sud de la mer Baltique, en Pologne, les Suisses étaient plus attendus que jamais à des Mondiaux de semi-marathon. Pour la première fois de l’histoire, trois d’entre entre eux pouvaient, sans fausse modestie, espérer une place dans le Top 10 de ce qui représente sans doute la compétition d’athlétisme la plus relevée de toutes. Contrairement aux championnats en stade, 5 représentants par nation peuvent figurer sur la ligne de départ. Les choses s’annonçaient d’autant plus compliquées en cette période de crise que Gdynia est l’unique championnat international d’athlétisme en 2020.

Schlumpf toute seule
La course féminine est partie sur les chapeaux de roues (à 11h), avec 13 Africaines groupées en tête. La double vice-championne d’Europe de steeple et de cross 2018 Fabienne Schlumpf n’a pas pris le risque de partir avec. Et pour cause : devant, les filles passent à la marque des 5 km en 15’20 (à 20 secondes du record suisse sur piste d’Anita Weyermann). Plus rapide que jamais, Schlumpf passe en 16’00, en solitaire, en 15e position. Sur les 16 km restants, elle parvient à reprendre deux athlètes pour terminer, quasi au même rythme du début à la fin, dans l’excellent chrono de 1h08’38 : RECORD SUISSE pulvérisé. Et plutôt deux fois qu’une : non seulement celui qu’elle détenait depuis sa course (exclusivement féminine) de Berlin en octobre 2018 (1h10’36) ; mais aussi celui établi en février de la même année au même endroit (mais en course mixte) par Martina Strähl (1h09’29). « Je savais que je pouvais courir 1h09, mais 1h08, c’est vraiment extraordinaire. Surtout que j’ai vraiment dû courir toute seule de bout en bout », raconte Schlumpf les larmes aux yeux à l’arrivée. « Après ma saison 2019 remplie de blessures, je suis aux anges aujourd’hui ! »

Devant, la Kenyane Peres Jepchirchir abaisse le RECORD DU MONDE (women only) à 1h05’16 (1h04’31 en course mixte pour l’Ethiopienne Yeshaneh). L’argent revient à l’Allemande aux origines éthiopiennes coachée cet été par le Genevois Tesfaye Eticha Melat Kejeta avec un nouveau record national de 1h05’18, le bronze à l’Ethiopienne Yalemzerf Yehulaw en 1h05’19, toutes trois sous l’ancien record du monde (1h05’34). A noter que sous l’impulsion de Kejeta, l’équipe d’Allemagne finit en bronze par équipe.

Temps de passage

Wanders et Tade devant, avant de devoir laisser partir
Contrairement à la course féminine, les hommes ne se sont pas pressés au portillon. De quoi permettre aux stars genevoises de montrer, comme annoncé, le maillot suisse. Tade Abraham un peu, vers le 5e kilomètre, Julien Wanders beaucoup, jusqu’au 13e kilomètre. Quand la course est devenue vraiment rapide, peu après le 5e km (passé en 14’19), le champion d’Europe Abraham a dû laisser partir : « Je ne pouvais pas aller plus vite. Je trouvais que j’allais déjà vite, mais les autres étaient plus rapides. Des coureurs sont même revenus de derrière. Je n’ai rien pu faire ». Il s’accroche pour terminer à bon rythme, comme il peut, à la 51e place, dans le très bon chrono de 1h02’46.

Dès cette même accélération, Wanders a lui aussi montré qu’il était juste. Relégué en queue de peloton, composé d’une vingtaine d’athlètes, il s’est remis devant dès que les cadors se sont de nouveau regardés (28’23 aux 10 km). Mais à mi-course, la guerre a commencé devant, sans que le détenteur du record d’Europe puisse continuer à jouer avec : « Je ne sais pas ce qui s’est passé : c’était un peu comme à RAK (Ras al-Khaimah, en février 2020, où il a dû lâcher peu après la mi-course, ndlr.), tout à coup, je n’arrivais plus à respirer. Impossible de ne pas laisser partir » Wanders s’est vu contraint de courir un bon moment seul, avant de se faire reprendre par quelques coureurs, pour franchir déçu la ligne d’arrivée en 21e position en 1h00’46, exactement le même chrono qu’en février dernier à RAK. D’autant plus déçu qu’il ne se classe « que » 4e meilleur Européen, derrière l’excellent Morhad Amdouni (FRA/8e en 59’40), Jake Smith (GBR/18e en 1h00’31) et Bohdan-Ivan Horodyskyy (UKR/20e en 1h00’40).

Devant, c’est l’Ougandais Jacob Kiplimo qui gagne la guerre en 58’49 (record des championnats), devant le Kenyan Kibiwott Kandie (58’54), qui avait mis le feu au poudre et l’Ethiopien Amedewok Walelegn (59’09). Suite à ses trois records du monde en autant de courses (10 km, 5000 m et 10’000 m), l’extraterrestre Joshua Cheptegei (UGA) est revenu sur terre. Il a dû se contenter de la 4e place à son tout premier semi-marathon. L’équipe de France se classe excellente 6e par équipe.

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1 Comments

  1. Julian Rüthi said:

    Bonjour
    Nous cherchons des images de Fabienne Schlumpf de aujourd’hui pour notre article dans la « sonntagszeitung ». c’est possible de avoir l’image sur votre site?
    salutations
    Julian Rüthi

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