Berlin J1 | Retour en images et impressions GALERIE & COMMENTAIRES | Grâce à son photographe Daniel Mitchell, ATHLE.ch est en mesure de vous proposer tous les matins un retour en images sur la veille. Les photos étant comme les chiffres superficiels, nous y ajoutons quelques commentaires, réactions, frustrations, excitations, déceptions, soulagement, et plein d’autres choses qui font la vie.

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Photos : (c) Daniel Mitchell/ATHLE.ch

La galerie photos du JQ par Daniel Mitchell

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Stade historique | Hitler, Owens, Bolt et Coe
Le Stade olympique de Berlin, c’est quelque chose. Depuis dehors, il rappelle les Jeux olympiques de 1936, où Adolf Hitler (GER) a fêté son ascension au pouvoir, avec Jessie Owens (USA) en figure de bête de résistance. A l’intérieur, on se souvient des Mondiaux de 2009, avec un certain Usain Bolt (JAM), qui a déclassé la concurrence et établi les deux actuels records du monde du 100 m (9″58) et du 200 m (19″19). Inauguration d’une nouvelle ère de l’athlétisme : celle de Bolt, qui a pris fin l’an passé à Londres, et qui pose de gros problèmes à la Fédération internationale (IAAF) et son actuel président et mentor Lord Sebastian Coe (GBR).

On sera frustré | Championnat dans le championnat
Belle après-midi pour les supporters suisses, côté courses ; moins belle côté technique. Si nos deux sauteurs en longueur Benjamin Gföhler et Christopher Ullmann n’ont pas réussi d’exploit (respectivement avec 7,65 m et une patate) ; côté piste, ça a bardé : 5 de nos 7 coureurs ont passé faciles en demi-finales. Sur 100 m, les garçons Silvan Wicky et Alex Wilson figurent aux 2e et 3e rangs sur les listes de résultats ; les filles Ajla Del Ponte et Salomé Kora aux 2e et 6e. Sur 400 m haies, le talentueux Broyard du Lausanne-Sports Mfomkpa a réussi le 6e chrono de tous les engagés. Pas mal, non ? Le hic est que les grands, les bons, les vrais (le Top 12) ne font leur entrée en compétition que demain, et ont regardé les séries depuis leur chambre d’hôtel.

Drôle de starter | Paulina chanceux
Premières courses des championnats : les séries du 100 m. Gros froncement de sourcils au départ de la 5e série. Faux départ, flagrant, de Hensley Paulina (NED). Tout le monde l’a vu, gros comme une maison. La course est rappelée. Sur un des 5 écrans géants, le système confirme la vision du peuple. Ça chuchote dans le stade. Le starter se place devant lui et sort… un carton jaune ! Il recourt, termine 3e en 10″34, 11e des séries, qualifié au temps pour les demi-finales. Dans la liste de résultats, il apparaît avec un carton jaune, suivi du code 162.5 (a) du règlement, qui permet au juge de donner un avertissement aux athlètes qui sortent des blocs sans raison valable, qui lèvent un bras, qui se lèvent, se rasseyent, etc. Rien à voir. Pour sûr que ça a rendu fou PAB, notre starter préféré.

Ce que coûte une accréditation médias | Au moins 1000 km
En tant que journalistes, pas facile de recevoir son accréditation média pour ces championnats. D’abord, il faut être validé par l’organisateur, puis par sa fédération nationale, puis par la fédération continentale, puis par… la Police allemande. La dernière a permis à ATHLE.ch de faire « au moins 1000 km » de marche supplémentaire pour obtenir son sésame – et pouvoir partager sa passion avec vous ! Mais que fait la police !

L’invité du jour | Nos meilleures fraises voyagent en Allemagne
Par Thomas Gmür (vice-champion suisse du 1500 m, titulaire d’un Bachelor en Relations internationales, amoureux d’athlétisme)
Nul besoin d’être connaisseur pour les repérer dans la forêt touffue de l’aéroport de Kloten. Ces fraises sauvages sont arrivées à maturité au sommet de l’été, leurs tenues écarlates enrobant des chaires raffermies au fil d’une longue saison printanière. Eparpillés parmi la foule des passagers ordinaires, les polos rouge-vif de nos athlètes percent les regards de leur insolente et flamboyante ambition. Chacune de ces baies mûres renferme sa note : tantôt affinée sur les plateaux boisés de l’Engadine, tantôt dans la chaleur étouffante des stades de plaine. Certaines semblent regorger d’une maturité profonde alors que d’autres laissent transparaître une excitante fraîcheur. Avant de prendre leur envol, elles absorbent encore les dernières énergies du pays à travers les vitres de la serre brûlante qui les emmène vers l’appareil. Ça y est : nos stars sont parées pour le grand bal berlinois. Et nous, on se lèche déjà les babines !

 

Lien vers les Championnats d’Europe
Lien vers notre dossier spécial Berlin 2018

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