Vidéo | Wanders : « Monter petit à petit dans la liste des meilleurs mondiaux, c’est ça l’objectif » DÉBRIEFING | Retour sur le phénoménal exploit de Julien Wanders (Stade Genève), fantastique 8e des Mondiaux de semi-marathon samedi en 1h01’03. Trois heures après l’arrivée, discussion à son hôtel à Valence (ESP) autour d’un thé en compagnie de sa copine Joan Kolly. Il est question de la course du jour, du déclic de la saison dernière, de ses ambitions et de ses rêves, mais aussi de plein d’autres choses à découvrir dans la vidéo ci-dessous.

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A Valence, suite à une course folle, bouclée par le désormais triple champion du monde Geoffrey Kamworor (KEN) en 12’57 sur les 5 derniers kilomètres, Julien Wanders a terminé 8e mondial, à 30 secondes du podium planétaire en se montrant très solide en fin de course (13’47 sur le dernier 5000 m). Meilleur résultat d’un blanc depuis le tournant du siècle. Juste après la ligne, il est apparu plus heureux que jamais (notre interview ici) : « Tout le travail qu’il y a derrière est enfin confirmé. Parce que c’est vrai qu’en championnats, je n’avais jamais rien montré. Je voulais batailler avec les meilleurs mondiaux, c’est pour ça que je suis venu aux Championnats du monde. Et je fais 8e devant des gros clients, c’est ça qui compte ». En plus du champion d’Europe de cross aux origines kenyanes Kaan Kigen Ozbilen (vainqueur de la Course de l’Escalade 2008 sous le nom de Mike Kigen/KEN), Wanders s’est payé le scalp de 4 des 5 membres de la fantastique armada kenyane au départ, ainsi que de plusieurs coureurs avec des référence à moins de 60’ et même 59’ sur semi. « J’essaie de ne pas faire la différence entre Africains et non-Africains, je pense qu’on est tous pareils, c’est le travail qui compte. Monter petit à petit dans la liste des meilleurs mondiaux, c’est ça l’objectif. Question mentalité, je me considère plus comme un Africain que comme un Européen »

Parmi les raisons de sa progression, Wanders évoque un changement d’attitude : « J’ai arrêté de me mettre une pression d’enfer ; c’était trop négatif. Maintenant, j’aborde les courses positivement, juste relax et je me fais plaisir ». Objectif pour cet été : les Européens de Berlin, sur 10’000 m et vraisemblablement également sur 5000 m : « C’est step by step. Au début, je voulais directement être le meilleur mondial, mais il faut gravir un à un les échelons. Mo Farah courrait aussi aux Championnats d’Europe, comme préparation pour les JO après ».

 

 

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