Mondiaux J6 | Photos et commentaires sous la pluie LONDON 2017 | Soirée pluvieuse et froide (15°) aux Mondiaux de Londres mercredi. Déception dans le camp suisse : Fabienne Schlumpf, Alex Wilson et Kariem Hussein coincent. Isaac Makwala fait le buzz, puis le show, sur la piste ; et plutôt deux fois qu’une. Les meilleures images de notre photographe Daniel Mitchell et quelques-unes de nos impressions, réactions, frustrations, excitations, soulagements and so on sont ci-dessous.

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Photos : (c) Daniel Mitchell/ATHLE.ch

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On est triste – et on se demande | Suite aux succès de mardi, les Suisses à la peine
On est triste parce que, mercredi, les Suisses ont eu du mal. En début de soirée, d’abord Fabienne Schlumpf sur 3000 m steeple. La Zurichoise termine décevante 13e des séries, en 9’36, à 15 secondes de son record suisse, sans se qualifier pour la finale, pourtant largement à sa portée. Du moins il y a un bon mois, quand elle a brillé jusqu’en Diamond League, lors de sa tournée nordique ; ou alors ce printemps, où elle a explosé le record suisse du 10 km sur route. Pics de forme mal placés ?

Plus tard, place à Alex Wilson, chargé à bloc. Bon départ, virage potable, puis ligne droite moche, à l’arrache, avec de moins en moins de vitesse, pour finir cuit et dernier de tous les demi-finalistes (25e), en 21″22. Incompréhensible, aussi à l’interview de SRF. Alors qu’on a pu voir et lire quasi partout qu’il faisait des entraînements de plus de 6 heures pour tenir le cou(p).

Enfin, il y a eu Kariem Hussein, le roi de Zürich 2014, alors sous la pluie, comme à Londres. Que nous réserve-t-il pour la grande finale suite à sa double qualification chanceuse ? Une préparation méticuleuse, avec sa bouteille d’eau, qu’un officiel veut lui prendre et qu’il veut garder pour se faire couler le liquide sur la nuque et sur la tête, avant de se rincer la bouche. Puis, le départ, solide, rythmé, concentré, maîtrisé. Pour être dans le coup sur la 8e haie, prêt à attaquer les autres. Mais ça ne répond pas ; Hussein coince. Et termine comme en séries, sans jus, pas vite, une nouvelle fois en plus de 50 secondes (50″07). Trop de perfection, trop de maîtrise nuit-il à l’excellence ?

C’est un sketch | Course spéciale pour Makwala
Suite du drôle de sketch (pas drôle) autour du Botswanais Isaac Makwala. Exclu des séries du 200 m lundi, puis de la finale du 400 m mardi pour avoir été diagnostiqué (à distance ?) victime de l’étrange épidémie de gastro-entérite qui sévit dans un des hôtels d’équipes, il a été mis en quarantaine pendant 48 heures, sur ordre du gouvernement britannique, jusqu’à mercredi 14h.

Entre deux, nombreux posts, communiqués et articles à son sujet, plus une vaine tentative de la part de Makwala d’entrer dans le stade pour affronter Van Niekerk en finale du 400 m. Ainsi, le Botswanais est soudain apparu comme bouc-émissaire. Suite à un va-et-vient administratif, coup de baguette magique : Makwala a le droit de tenter de se qualifier pour les demi-finales du 200 m dans une course en solitaire, mercredi, à 19h40. Qualification en 20″20 pour les demi-finales, avec quelques pompes à la clé. Avant de se qualifier encore, quelque deux heures plus tard, pour la grande finale mondiale en terminant deuxième de sa course, en 20″14 et sans pompes, cette fois. Tout le public britannique derrière lui.

Du jamais vu ! Si, hier, on s’inquiétait, on ne s’interroge pas moins aujourd’hui. Qui décide de quoi et comment ?

On s’étonne | Tous fans de Mo Farah
En Grande-Bretagne c’est beau : on aime l’athlétisme. Mais on aime encore plus… Mo Farah. Aujourd’hui avaient lieu les séries du 5000 m. Deux heures avant la course, la TV britannique annonce déjà en bas d’écran l’apparition de la superstar. Dans les tribunes, les fans n’ont d’yeux que pour « Mo ». Comme cette femme, blonde, assise dans les places les plus chères du stade, à plus de 150 CHF la soirée, avec son mari, banquier londonien aux chaussures parfaitement cirées, qui hurle à la mort à chaque passage de son idole, réfugié somalien a l’autre extrémité de l’échelle sociale, en séries du 5000 m, avant de bondir de joie en le voyant terminer à l’une des 5 premières places directement qualificatives pour la finale. La voilà qui prend une photo, qui demande à son mari désabusé de l’immortaliser en mimant le « Mobot », le fameux signe distinctif de Farah. Etonnant phénomène. Peut-être même encore plus lorsque l’on sait que la superstar est entraînée par le sulfureux Américain Alberto Salazar.

Les images de notre photographe peuvent être achetées pour une utilisation libre de droit pour la modeste somme de CHF 20.- ici.

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