Conseil | Athlètes : soyez… liquides ! PENSÉE ATHLÉTIQUE | On est tous comme l’eau. On ne s’en rend pas compte, mais on évolue toujours entre l’état gazeux et l’état de gel. L’état gazeux, où notre attention s’évapore, se volatilise, où notre pensée part dans tous les sens ; et l’état de gel, où on est tellement focalisé sur quelque chose (souvent ridicule) que tout, en nous, se fige, se bloque : on se trouve comme un glaçon, sans plus pouvoir faire grand-chose, sinon, éventuellement, s’immerger dans un whisky.

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Dans tout ce que nous faisons, en sport comme ailleurs, nous naviguons entre ces deux états : la dispersion complète, le divertissement le plus passif – et l’hyper-focalisation, la concentration outrée. L’attention vaporisée, éclatée, le brouillard – et le ciblage à outrance, le blocage, l’absence d’ouverture. Entre la mollesse, le relâchement, le farniente – et la crispation inhibitrice.

L’enjeu est de gagner l’équilibre entre ces deux extrêmes, dans la tête et dans le corps. Trouver la bonne tension, devenir fluide, liquide, prendre la mesure de ce qui nous entoure, se fondre dans l’activité à mener : s’adapter, se moduler. Entre gaz et glace, relâchement et crispation, devenir gaz et glace à la fois : réchauffer la glace qui est toujours en voie de nous prendre, fluidifier le dur, assoupli le rigide ; et en même temps solidifier, durcir ce qui se dissout en gaz, matérialiser ce qui s’évapore.

Ce n’est qu’ainsi qu’on gagne la bonne tension qui permet d’évoluer à bon niveau, voire d’atteindre de grands objectifs.

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