Spécial dopage | 8. Dopage sous contrôle médical PENSÉE ATHLÉTIQUE | Nouvel épisode de notre série du mardi : « Spécial dopage ». Pour atteindre le plus haut niveau, il ne suffit pas d’être extrêmement doué. Il faut encore posséder d’excellentes conditions d’entraînement et un excellent entourage : entraîneurs, masseurs, physiothérapeutes, nutritionnistes et… médecins capables de repérer et de réparer ses moindres failles physiologiques et psychologiques.

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Cet article est le huitième de notre série consacrée au dopage. Retrouvez tous nos billets liés à ce thème dans notre dossier « Dopage ».

Commentaire : si un sportif souffre d’une maladie, d’une déficience ou autre faiblesse vis-à-vis de ce qui est considéré comme la « norme », les qualités et forces moyennes, il est en droit d’obtenir une ou plusieurs autorisations d’usage à des fins thérapeutiques (AUT) de substances et méthodes artificielles interdites. Il obtient autrement dit, crûment, « le droit de se doper » sous contrôle médical.

Perspective : dopage autorisé, les AUT sont d’autant plus problématiques qu’elles dépendent d’interprétations subjectives de médecins nationaux au bénéfice d’une grande marge de manœuvre. Pris qu’il est dans le système de quête de performance et de médailles à tout prix, le sportif peut se voir amené à ingurgiter quantité de produits interdits lui donnant moult avantages sur ses adversaires. Tricherie ? Perfidie ? Le seul moyen de voir l’ampleur des dégâts et de sortir de l’impasse serait de libérer la parole des athlètes.

Prochain et dernier épisode (mardi prochain) : « Délions les langues ! »

Tous les travaux de Michel Herren, notre philosophe maison, sont disponibles sur www.PHUSIS.ch.

Pour info : jeudi sera publié la deuxième partie du rapport de la Commission indépendante de l’Agence mondiale antidopage. Un rapport annoncé « explosif » dans la presse anglaise.
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